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Pourquoi ?

Durée de vie du matériau ou du composite  :

(structure porteuse + remplissage, excellente résistance sismique)

La garantie liée au respect des règles professionnelles est de 10 ans mais ces matériaux ont une durée de vie bien supérieure. La longévité est liée à la solidité de l’ossature.

Exemple de la maison Feuillette à Montargis dans le Loiret : construite en 1920 par l’ingénieur Emile Feuillette, c’est le plus ancien bâtiment en ossature bois et isolation paille.

Qualités thermiques et hydriques (hygro-thermiques)  :

  • Un coût de fonctionnement est très faible, notamment pour le chauffage, grâce aux qualités thermiques des biosourcés.

Exemple d’une maison de 95 m2 habitables en Haute Loire, béton de chanvre sur armature bois, isolation plafond en ouate de cellulose, enduit chaux, orientation optimisée. Chauffage avec un poêle à pellets de 4,2 K watt. La maison a été chauffée avec 35 sacs de pellets (15 kg par sac) entre octobre et avril. Environ 5 € le sac, soit au total environ 175 € pour l’année.

L’arrêt du chauffage la nuit a eu un faible impact : diminution de seulement 2 degrés à l’intérieur même avec des températures extérieures très faibles (jusqu’à moins 15°).

  • Les biosourcés ont une capacité à absorber la vapeur d’eau et à la restituer lentement, n’entraînant pas de sensation d’humidité.

 

  • Sous certaines conditions de revêtements intérieurs, les biosourcés ne procurent pas de sensation de paroi froide.

 

  • Les biosourcés absorbent très lentement la chaleur et le froid et les restituent tout aussi lentement, garantissant un bon confort d’été et d’hiver.

Usages multiples, disponibilité, sécurité  :

  • Disponibilité locale des matériaux et des compétences :

La matière première est disponible très facilement, aussi bien en paille qu’en chanvre par exemple. Un réseau de transformateurs et de professionnels de la pose est maintenant bien structuré.

 

  • Multiplicité des usages :

Les matériaux biosourcés peuvent être utilisés pour des constructions neuves, des rénovations, pour tout type de bâtiment, mixés avec d’autres matériaux …

 

  • Souplesse d’utilisation et de mise en œuvre :

Les techniques de mise en œuvre sont multiples et simples : blocs préfabriqués, remplissage, projection manuelle ou mécanique. La pose nécessite peu de matériel et de manutention.

 

  • Bonne tenue au feu :

La paille compressée comporte peu d’oxygène, elle ne s’enflamme donc pas mais se consume doucement en dégageant très peu de fumée. Elle est par ailleurs protégée du feu par les enduits et plaques / parements.(https:// www.construire-en-chanvre.fr/?q=qualités-construction/stabilité-au-feu).

Le mur en béton de chanvre est classé incombustible dans les normes françaises.

Puits de carbone et environnement  :

Le béton de chanvre peut stocker jusqu’à 250 kg de CO2 par m3, grâce à la présence de la chènevotte, alors que les produits plus conventionnels en émettent (source pierremassive.com).

En savoir +

 

Extrait de la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte - Article 14 VI - 2015 : « L’utilisation des matériaux biosourcés concourt significativement au stockage de carbone atmosphérique et à la préservation des ressources naturelles. Elle est encouragée par les pouvoirs publics lors de la construction ou de la rénovation des bâtiments ».

 

Le chanvre se cultive sans aucun traitement phytosanitaire préservant ainsi la biodiversité.

Réemploi des matériaux possibles en cas de déconstruction  :

Une très grande partie du matériau est réutilisable avec très peu de transformation : retour à la terre, fabrication de briques terre/paille, compost, méthanisation, pellets.

En ce qui concerne le béton de chanvre, il est possible de le recycler à 100% (par exemple dans un nouveau béton de chanvre).

Confort et santé :

  • Peu ou pas d’émission de composés organiques volatiles (COV) :

La paille compressée par exemple est l’un des matériaux qui rejette le moins de COV. Elle est classée A+ pour les émissions dans l’air intérieur (meilleure note – source RFCP).

Les études menées par des fabricants de liants, sur les bétons de chanvre, concluent à l’absence de COV dans ce matériau.

  • Bonne performance acoustique, atténuation des bruits extérieurs :

La qualité de faible réverbération de la paille compressée permet une bonne correction phonique et un confort acoustique.

Les mortiers et bétons de chanvre sont poreux et ont par conséquent des propriétés d’absorption acoustique élevées, permettant de limiter la résonance.

Pas de concurrence avec les productions alimentaires :

  • Si les matériaux à base de chanvre atteignaient 20% de la construction neuve (hypothèse très optimiste), la surface de culture nécessaire serait d’environ 100 000 d’hectares, soit moins de 0,5% de la surface agricole utile française (28 millions d’hectares – terres arables en 2013).

 

  • Le chanvre convient bien pour la rotation des cultures. Il permet d’améliorer le rendement de la culture suivante et d’éviter l’appauvrissement de sols. Sa culture s’avère idéale pour préparer la terre à accueillir d’autres plantations. Haute jusqu’à 2,5 mètres, la plante étouffe les mauvaises herbes, laissant le sol propre. Plus encore, ses racines ramifiées qui évoluent en profondeur permettent un sol meuble, donc facile à travailler pour l’agriculteur. Sa culture nécessite très peu de produits phytosanitaires et très peu d’engrais.

  • Concernant la paille, il s’agit de valoriser un « déchet » de culture donc sans impact sur les productions alimentaires.

Répulsif rongeur naturel dans le cas du chanvre et de la paille

Les parties de la paille et du chanvre utilisées dans la construction sont les tiges des céréales. Dépourvues de grains elles sont sans intérêt alimentaire pour les insectes et les rongeurs.

Les bottes de paille compressées sont très denses et ne permettent pas aux petits animaux de nicher.

Le béton de chanvre durci est très abrasif pour les dents des rongeurs.